Meurtres ABC (Les ), Les Petits meurtres d'Agatha Christie. Dir. Éric Woreth (2008)
Patricia DORVAL
English Description
Time code: 1.23.46
Language of the quotation(s)/reference(s) in the film: French
Commissaire Larosière summons all the suspects at the Calvez’ house. He explains to them:
“He [the murderer] wants us to believe in a series of assassinations to mask a single one. To paraphrase Shakespeare, I would say that it is the forest that hides the tree.”
Larosière has probably in mind the scene from Macbeth, where Birnam Wood comes to Dunsinane (V.5). It is the forest that camouflages Macduff and Malcolm’s troops. He misquotes Shakespeare and gets mixed up with the traditional idiom « to not see the forest for the trees », which he turns around to fit his meaning that the multiplication of murders aims at hiding one specifically intended assassination.
The misquotation occurs in Agatha Christie’s novel:
“What would be the object of writing such letters? To focus attention on the writer, to call attention to the murders! En verite, it did not seem to make sense at first sight. And then I saw light. It was to focus attention on several murders — on a group of murders. Is it not your great Shakespeare who has said, ‘You cannot see the trees for the wood’?” I did not correct Poirot’s literary reminiscences.” (Berkley Books, 2005, p. 174).
Description en français
Localisation dans le film : 1.23.46
Langue de la citation/référence dans le film : français
Le commissaire Larosière fait convoquer tous les suspects dans la maison Calvez. Il explique :
« Il s’agit pour lui [l’assassin] de faire croire à une série de meurtres pour en masquer un seul. Pour paraphraser Shakespeare, je dirais que c’est la forêt qui empêche de voir l’arbre ».
Larosière a vraisemblablement à l’esprit la scène de Macbeth, où la forêt de Birnam se met en mouvement et marche sur Dunsinane (V.5). C’est la forêt qui empêche de voir les troupes de Macduff et Malcolm. Il amalgame sans doute cette image avec l’expression classique de « l’arbre qui cache la forêt » qu’il retourne pour signifier que la multiplication des crimes vise à cacher le crime planifié en brouillant les pistes pour la police.
Cette référence erronée est présente dans le roman d’Agatha Christie :
« Dans quel dessein ces lettres me furent-elles adressées ? Pour attirer l’attention sur l’épistolier et sur les meurtres ! Tout d’abord, cela semble dénué de logique. Mais bientôt je commence à comprendre : il s’agit de capter l’intérêt sur plusieurs assassinats, sur une série d’assassinats… N'est-ce point votre grand Shakespeare qui a dit : La forêt empêche de voir les arbres. »
Je n’essayai point de corriger les souvenirs littéraires de mon ami, mais concentrai ma pensée sur ce qu’il venait de dire et une lumière jaillit en mon cerveau » (traduction de Louis Postif, Paris, Librairie des Champs Élysées, coll. « Le Masque », 1938, p. 148).



